J'allais ranger la clé de l'horloge du temps.
J'ignorais que viendraient des matins de jonquilles,
Un retour d'hirondelles pour un nouveau printemps.
Le grand feu de tes yeux a balayé l'hiver,
Je t'ai ouvert la porte, toi mon rĂŞve troublant
Et tu as apporté à l'ombre la lumière,
A la source tarie la force du torrent.
Les vents sont apaisés, commence le voyage,
La barque pour Cythère navigue librement
Et par nos nuits si douces, le ciel est sans nuage,
Je confie aux étoiles le plus beau des sentiments.
Visiter chaque jour les jardins de tendresse,
Aller cueillir la pomme Ă l'arbre de plein vent,
En toutes les saisons cultiver les caresses
Et fredonner toujours la chanson des amants.


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